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La solidité lumière

La solidité lumière des encres ne doit pas être un sujet tabou : mieux en parler AVANT plutôt que d’avoir un problème APRES.

Pour « mesurer » le vieillissement existe-t-il une norme ?

La « solidité lumière » ou la « résistance à la lumière » des impressions réalisées à partir d'encres fait l’objet de normes. Elles précisent, entre autres, que la résistance doit être évaluée par rapport à la lumière du jour, sans l'influence directe des intempéries.
Ainsi, les fabricants d’encres testent leurs encres avec des appareils élaborés qui simulent un vieillissement accéléré à la lumière.
Le vieillissement d’une année d’exposition en extérieur est ramené à 30 jours pour des teintes très solides, et à quelques heures pour les encres de très faible solidité.
Pour des teintes offrant une solidité lumière maximum, on n’a pas le temps d’attendre des résultats d'un test qui nécessiterait 3 voire 4 mois ou plus d'exposition… comme par exemple pour des certaines encres de sérigraphie ou numérique qui peuvent être garanties de 2 à 10 ans en extérieur !

L’Echelle de Laines : quezaco ?

L’intérêt de l’évaluation des solidités lumières des encres, c’est de pouvoir chiffrer les résultats puis de les comparer entre eux.
C’est pourquoi une échelle de comparaison-témoin a été créée. Elle comprend 8 bandes de laines différentes, chacune teintée avec un colorant bleu, ne présentant pas la même résistance à la lumière. Cette « Echelle de Laines » constitue une échelle de mesure quasiment absolue, qui permet de déterminer les résistances à la lumières des visuels imprimés, quel que soit le mode d’impression utilisé.

La résistance des encres à la lumière est exprimée par des coefficients correspondant aux 8 teintes bleues de l'échelle-témoin, de 1 (décoloration très rapide) à 8 (très faible décoloration), répartis ainsi :

1 = très faible
2 = faible
3 = modérée
4 = assez bonne
5 = bonne
6 = très bonne
7 = excellente
8 = exceptionnelle

Concrètement, comment fait-on ?
Une Échelle de Laines n’ayant jamais servie est placée avec l’échantillon imprimé à tester dans l’appareil « accélérateur » de vieillissement.

L'échantillon de l’encre testée sera sorti de l'appareil lorsque sa teinte commencera à varier [en réalité, cet écart de teinte doit correspondre à un écart prédéterminé sur une échelle de gris].

L'échelle de Laines ayant servie au test sera sortie en même temps que l'échantillon testé.

Il ne restera plus qu'à voir quel est le premier numéro de la « laine » n’ayant pas varié, ce qui permet de déterminer à quel degré sur cette échelle de Laines, la dégradation est égale à celle de l’encre testée.
Nous affectons alors un coefficient de 1 à 8 pour qualifier la solidité de l’encre testée.

Comment se rapprocher des conditions réelles ?
Ce chiffrage peut paraître assez abstrait et ne reflète pas précisément la réalité vis-à-vis d'une exposition à la lumière naturelle.
Des études ont permis de fixer un rapport entre :

  • le temps d'exposition solaire (chiffré en heures),
  • le temps correspondant à une exposition naturelle, cycles jours-nuits (chiffré en jours) pour une latitude voisine de celle de la France,
  • et le coefficient de solidité lumière relevé sur l’échelle de laines.

Équivalence entre les coefficients de solidité lumière de l’échelle de laines et la durée réelle de solidité en lumière naturelle

 

Des commentaires pertinents… Ces valeurs sont uniquement indicatives et donnent une « idée de la durée de vie » de la couleur, sans changement en exposition à la lumière naturelle et sans prendre en compte des facteurs très importants comme :

  • la qualité et la nature des pigments contenus dans les encres,
  • la quantité d'encre déposée sur le support,
  • la concentration pigmentaire (dilution, coupage à la laque, etc.),
  • le type d'impression (aplat, trame, avec ou sans vernis, etc.),
  • la situation géographique et le climat (tropique, équateur, continental, etc.),
  • les conditions exactes d’utilisation du produit imprimé (chaleur, humidité, pluies, pollution, air maritime, etc.).

INFOS CAPITALES
Les coefficients [de 1 à 8] mentionnés sur les fiches techniques des encres, sont considérés pour des encres utilisées pures, non diluées, non déconcentrées et en aplat total.
La déconcentration de l’encre, sa dilution ou la diminution de l’épaisseur du film déposé peut donc entraîner une baisse importante de la solidité lumière, même avec des coefficients de 7 ou de 8. I

Inversement, si l’épaisseur du film déposé de l’encre augmente, comme par exemple en sérigraphie ou en numérique, sa durée de vie en extérieur est allongée de façon très significative.

Si vous ne deviez retenir que ça…

  • Les aplats et les tons directs sont plus solides que les quadris.
  • Les aplats en bendays sont moins solides que les aplats tons directs.
  • La solidité lumière est proportionnelle à l’épaisseur d’encre déposée.
  • Un vernis peut augmenter la durée de vie en extérieur.
  • Une quadri imprimée en offset tradi a une solidité lumière d’environ 1 mois.
  • Une quadri imprimée en offset UV a une solidité lumière de 4 à 18 mois.
  • Les impressions numériques UV sont généralement garanties de 2 à 5 ans.
  • Les impressions sérigraphies peuvent être garanties de 2 à 10 ans.

En conclusion
Précisez à votre imprimeur la durée de vie que vous souhaitez pour votre produit (2, 6, 12 mois ou plus) et son utilisation (intérieur ou extérieur).
Ces informations lui sont indispensables dès la demande de devis, car les encres sont choisies en conséquence… et pour le coup, le coût peut varier, et la satisfaction après coup aussi !

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